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Austin Mini & Big story

Austin Mini Alec

Poussez la porte des souvenirs, la Mini revient en boucle. On a tous quelque chose en nous de Mini. Nous avons tous conduit cette légende sur quatre roues ou fréquenté quelqu’un qui en possédait une. Elle a depuis longtemps quitté le monde de l’automobile pour devenir le symbole d’une époque, d’une certaine façon de penser et de se déplacer. Certains diraient qu’elle fait partie des meubles tant elle semble être là depuis toujours. Elle a accompagné les Trente Glorieuses. Elle a survécu aux crises pétrolières et économiques. Puis s’est réincarnée à l’aube du XXIe siècle. La Mini, c’est aussi la compagne des premiers émois et le témoin de la lente déliquescence d’un pan entier de l’industrie automobile britannique. La Mini appartient à la mémoire collective. Au même titre que la France avec la Citroën 2 CV, l’Italie la Fiat 500, l’Allemagne la Coccinelle, la Mini incarne la Grande-Bretagne.

En 1956, et à la suite de la crise du canal de Suez qui provoque un rationnement du pétrole, Sir Leonard Lord, alors haut responsable de la British Motor Corporation (BMC), demande à concevoir une nouvelle voiture économique. Le code du projet est « ADO15 » pour « Austin Drawing Office project number 16 »le projet retenu sera celui de Alec Issigonis ( En 1969, il a été anobli ) qui était aidé de Chris Kingham et Jack Daniels. Le prototype sera produit seulement au bout de huit mois d’études et verra le jour en octobre 1957

Ce premier véhicule, doté d’un moteur, avec le ventilateur côté droit, de 948 cm3, atteint la vitesse de 145 km/h. À l’époque la concurrence a adopté le « tout à l’arrière », moteur et propulsion, sur les trois véhicules les plus vendus, à savoir la Volkswagen Coccinelle, la Fiat 500 et la Renault Dauphine. Pourtant, Alec Issigonis, qui apprécie les Citroën et leurs idées, choisit une orientation « tout à l’avant ». Le choix du moteur de la Morris Minor, est fait pour ne pas avoir à reconcevoir celui-ci. La révolution sera de mettre la boîte de vitesses sous le moteur en position transversale. Avec le choix de mettre des petites roues de 10 pouces, solution elle aussi novatrice, le véhicule consacre 80 % de sa longueur à loger ses occupants et leurs bagages. La Mini Morris 621 AOK, toute première mini produite en 1959, ne fut jamais vendue, et se trouve maintenant à l’Heritage Motor Centre de Gaydon, GB.

La nouvelle voiture est mise sur le marché en 1959 :

1959 : conception très innovante pour l’époque (moteur transversal très compact, suspensions très originales, roues de petite taille, etc.) par Alec Issigonis pour British Motor Corporation.
Entre 1961 et 1969, une version de la Mini avec un coffre plus grand nommée soit Wolseley Hornet (reprenant le nom d’une voiture de sport des années 1930), soit Riley Elf, est produite. La Mini elle-même peut être achetée dans plusieurs styles de carrosserie ; l’ordinaire deux portes, un break avec l’arrière s’ouvrant comme des portes de grange, et une version avec un extérieur en bois similaire à celui de la Morris Minor.

_s_rally_1En 1960 seront la période glorieuse de la Mini avec des achats bien mis en scène par des vedettes, et des victoires de la Mini Cooper en rallyes. Mais celle-ci ne sera pas profitable à cause de méthodes de fabrication périmées nécessitant beaucoup de ressources humaines. Entre-temps, un certain John Cooper, créateur de la Formule 1 à moteur central, parie sur la Mini aux fins d’une vocation sportive.